Saint Mathurin

Flashs d'information

Dès 1820 Haute-Epine a eu une "maison, d'éducation des jeunes filles", fondée par Monsieur Desmarets, ancien curé de Saint Valère à Paris, né à Haute-Epine. Trois religieuses de saint André y dispensaient leur enseignement et donnaient des soins gratuits aux enfants du sexe féminin.

L'ADSL de Haute-Epine

 

L'accès ADSL à Internet

 

La technologie ADSL (Asynchronous Digital Subscriber Line) est la technologie d'accès au réseau Internet qui nous concerne directement.

 

Elle fait appel pour son fonctionnement à un certain nombre d'éléments :

  • La paire de cuivre
  • Le Nœud de Réseau Abonné (NRA)
  • Le répartiteur
  • Le DSLAM
  • Le Fournisseur d'Accès Internet (FAI)

L'ADSL repose sur l'utilisation de la paire de cuivre (celle qui était déjà  utilisée pour le téléphone analogique).  C'est par ce fil de cuivre, qui va de votre prise téléphonique murale jusqu'aux installations de France Telecom, que sont transportés les signaux analogiques de voix (téléphonie analogique) et les signaux numériques IP (Internet, téléphonie IP, télévision IP).

Les Nœuds de Réseau Abonnés (NRA) de France Telecom sont les centraux téléphoniques dans lesquels aboutissent les lignes téléphoniques des abonnés, quel que soit leur fournisseur d'accès ADSL.  Ils étaient  autrefois uniquement dédiés au réseau téléphonique commuté (RTC), mais sont aujourd'hui essentiels pour les millions d'internautes qui sont abonnés à l'ADSL.

Un élément important du NRA est le répartiteur qui effectue le premier tri entre les lignes des abonnés relayant les paires de cuivre vers les DSLAM respectifs des fournisseurs d'accès de chaque ligne.

Le DSLAM (Digital Subscriber Line Access Multiplexer) est un équipement qui fait la liaison entre les lignes des abonnés et le réseau de l'opérateur auquel ils appartiennent (France Télécom ou un opérateur alternatif,  le DSLAM pouvant, dans le cas du dégroupage, être géré par un autre Fournisseur d'accès Internet que France Telecom).  C'est là qu'aboutit la paire de cuivre de votre ligne ADSL et, une fois concentrées dans les DSLAM, les données sont réparties par type (voix, Internet, tv) et expédiées sur le réseau de fibre optique du fournisseur pour être acheminées vers ses propres infrastructures.

 

L'affaiblissement du signal ADSL et comment y a-t-on remédié jusqu'à présent

 

Le débit possible en ADSL dépend de la longueur de la ligne de cuivre entre le NRA et l’abonné. Plus la ligne est longue, plus le signal est affaibli et donc moins le débit peut être grand :

  • Au dessus de 60dB d’affaiblissement,  pas d’ADSL possible
  • Pour avoir un “bon” débit, il faut généralement être à moins de 2,5 km du NRA

Que faire pour permettre à des lignes téléphoniques sur lesquelles l'ADSL n'est pas disponible d'avoir tout de même accès à l'ADSL ?

Une première solution technique consiste à augmenter la force du signal de départ, c'est le ReADSL (Reach Extended ADSL) qui permet de gagner 1000 à 1500 mètres, l'atténuation maximum pouvant alors atteindre 78 dB. C'est bien, mais ce n'est pas suffisant car, même si l'abonné réussira à atteindre Internet à 6000 ou 6500 mètres de son NRA, il ne pourra bénéficier que d'un débit de 512 Kb/s qui est le débit maximum autorisé par le ReADSL.

Une autre solution technique est le NRA Zone d’Ombre (ou NRA ZO) qui consiste à créer sur la boucle de cuivre locale un nouveau nœud de raccordement d'abonnés (NRA) couvrant intégralement ou partiellement une zone d'ombre.

 

Le cas de Haute-Epine

 

Nous sommes reliés au NRA MAB60 de Marseille en Beauvaisis qui est lui-même relié au réseau fibre optique très haut débit de Téloise.

Haute-Epine est à plus de 5 km du NRA de Marseille, avec un affaiblissement moyen de 70 dB.

Le NRA MAB60 supporte le ReADSL ce qui autorise à la quasi totalité du village un accès Internet avec un débit de 512 Kb/s. Ce débit, qui peut même être légèrement augmenté dans le cas de l'utilisation des services dégroupés de certains fournisseurs d'accès, autorise la téléphonie IP et un niveau d'accès Internet minimum. Il n'autorise pas l'accès à la télévision IP qui nécessite, elle, un débit minimum de 5 Mb/s.

Le NRA ZO R9R60, financé par le Conseil Général, a été installé en mai 2011 à Rothois, à 1.000 mètres du sous-répartiteur de Haute-Epine,  et il ne nous a pas échappé qu'en plus de fournir un accès ADSL aux internautes jusqu'ici inéligibles, l'installation d'un NRA-Zone d'Ombre permet aussi d'augmenter les débits des autres lignes téléphoniques déjà éligibles, en permettant à des connexions "en bout de ligne" comme les nôtres, jusqu'ici dépendantes de la technologie ReADSL, de s'en affranchir et de ne plus être limité à la la vitesse de 512Kbit/s.

Nous avons donc demandé au Conseil Général à ce que le sous-répartiteur de Haute-Epine (situé en face de chez Jean-Pierre Mille) lui soit relié (ce qui ne nécessiterait que la pose d'environ 1000 mètres de fil de cuivre) mais la priorité du Conseil Général est aujourd'hui à la résorption des zones d'ombre, pas à l'augmentation du débit.

 

Alors que faire pour augmenter notre débit ?

 

Ayant très peu de chances qu'une solution gratuite pour Haute-Epine soit trouvable, il nous faut donc rechercher un financement qui nous permette de mettre en œuvre une solution au niveau de la commune et la boucle locale étant du ressort exclusif de France Telecom c'est bien évidemment avec France Telecom que les solutions techniques envisageables doivent être étudiées et chiffrées.

Parmi celles-ci, la connexion au NRA ZO de Rothois, qui ne nécessiterait que la pose d'environ 1000 mètres de fil de cuivre, continue à être la plus attractive sur le plan des coûts mais le déport de signaux serait peut-être aussi susceptible de nous convenir.

Cette technique permet en effet de raccourcir  la distance entre le NRA et l'abonné, non pas en mettant le NRA plus près l'abonné, mais en “court-circuitant” une partie de la ligne de cuivre en la remplaçant par une liaison en fibre optique (qui a un affaiblissement beaucoup plus faible et dépendant moins de la distance).

En pratique :

  • Au NRA : les lignes cuivre sont branchés sur un boitier DSLFibre qui convertit et multiplexe les signaux DSL en signaux fibre.
  • Entre le NRA et le sous-répartiteur : une ligne fibre optique est installée (dans des fourreaux existants, de nouveau fourreaux ou en aérien sous les lignes électriques haute ou moyenne tension).
  • Au sous-répartiteur : un second boitier DSLFibre relié au sous-répartiteur démultiplexe les signaux fibre pour les distribuer sur les lignes cuivre.
  • L’ensemble a un affaiblissement de 7 dB seulement (équivalent à 300m d’affaiblissement ADSL) jusqu’à 30 km de fibre.
  • La ligne cuivre depuis le sous-répartiteur termine la liaison ADSL jusqu’à l’abonné avec un affaiblissement ADSL beaucoup plus faible (ordre de grandeur 1000m entre le sous-répartiteur et l’abonné, soit 23 dB d'atténuation).

On obtient donc une zone de couverture de l’ADSL, rendant éligible au triple play (accès Internet haut débit, téléphonie IP et Télévision IP) tous les abonnés à moins de 2,5 km du sous-répartiteur, c'est à dire à tous les foyers de Haute-Epine

Au niveau des coûts, pour notre village il faudrait compter de 40.000 à 150.000 euros selon la solution retenue, ce qui est sensiblement le même coût que celui d'un NRA ZO…

Nous allons donc maintenant contacter France Telecom pour étudier et chiffrer les solutions qu'ils préconisent.

 

Aleth Béliard.