Saint Mathurin

Flashs d'information

La Communauté de communes de Picardie verte (CCPV) a fêté ses dix ans en 2008 !

Elle a donc maintenant 25 ans.

A propos des puits de Haute-Epine

 

Historiquement, Haute-Epine avait trois puits très profonds qui subvenaient aux besoins de ses habitants en eau potable et, selon les récits de l'époque, les puits étaient gérés indépendamment par leurs riverains.

 

Aller chercher de l'eau au puits faisait partie des actes courants de la vie des villageois, l'eau courante n'étant apparue à Haute-Epine qu'immédiatement après la deuxième guerre mondiale.

 

Madame Bossaert, qui se souvenait très bien de l'époque où elle allait chercher son eau au puits de la place de l'église, avait un joug qui supportait deux sceaux qu'elle a conservé jusqu'à sa mort dans l'entrée de sa maison.

 

A l'origine, les puits de Haute-Epine étaient des puits "en pierre" recouverts par deux pierres plates formant un angle qui en protégeaient le mécanisme, composé d'un treuil et muni d'un frein.

 

Cependant, sous l'administration de Monsieur René Mettai, ils ont tous les trois changé d'allure car leur partie supérieure a été complètement refaite les pierres de fait ayant été remplacées par des tuiles mécaniques Huguenot Fenal de 24 x 16 cm supportées par une charpente en bois.

 

C'est ainsi que nous les connaissons depuis maintenant des années et il aura fallu l'intervention récente d'irresponsables qui ont commencé à en arracher les tuiles pour qu'on en parle.

 

Les puits de notre village font partie de son histoire et sont un élément important de son patrimoine et, en tant que tels, ils doivent être protégés des incivilités répétées.

 

Il convient également de mentionner une nouvelle fois que ces incivilités sont génératrices de coûts qui ne sont en aucune façon négligeable puisque la réparation du puits de la place de l'église va coûter à la commune l'achat d'une soixantaine de tuiles à environ 1 euro pièce plus la main d'œuvre qui devra y être associée pour fixer au moyen de deux vis chacune des tuiles pour éviter qu'elles ne soient à nouveau arrachées.

 

Par souci de préservation du patrimoine de notre village, nous allons le faire, bien sûr, mais il serait grand temps que les coupables de ces méfaits prennent conscience du fait que l'argent utilisé pour réparer les dégâts sort de leur poche puisqu'il s'agit de celui de leurs impôts.

 

Aleth Béliard